Nicole Masse
Hugo Ruales Hualca
27 mai - 1er juillet 2018

vernissage le dimanche 27 mai à 16h30


HUGO RUALES HUALCA.
À peine attiré dans l’imaginaire coloré d’Hugo Ruales qu’on se découvre être rentré dans un monde à part, rêveur, drôle, déjanté, chahuteur, et que l’on y commence un voyage en multiples dimensions,  en multiples scénarios, tout étonnés de s’y contorsionner le corps et l’équilibre et d’emprunter l’apesanteur où l’on volette la tête en haut, la tête en bas, sans se poser la question d’équilibres ou de quelconques racines, calmement en prenant tout son temps, tout le le temps qu’il faut, pour tout  regarder vraiment, intensément... de ces choses  qui volent, ces êtres ahuris et fascinés -nous probablement- quand nous avons ouvert les yeux pour la première fois.
Mais lui, Hugo, ce dessinateur songeur, cinéaste, colorieur, metteur en scène, en plans, en choses, en vie dans des abîmes vides et colorés, lui il sait et il nous accorde de réapprendre nos propres images, joyeusement dans des couleurs tellement lumineuses  qu’on pourrait y perdre la tête ou le fil de ces joyeuses histoires sans écritures...
Et d’y reconnaître la prouesse technique de ce pétulant  travail au pastel gras...


NICOLE MASSE
… Quant à Nicole Masse, sculpteur (sans e), elle a, ces dernières années, regardé vers la mer, où résident peut être dans les grands fonds les derniers espoirs du vivant encore inexploités par la rapacité de ce monde...
Ses regards chargés de tendresse et de drôlerie pour le bois et le métal (qu’elle a appris à découper et souder en grand lors de la fabrication d’une maison à ossature et charpente métallique), plus un sens inné de l’humour grave (partagé avec l’époux, le dessinateur de BD « Masse », Métal Hurlant, Hara-Kiri....) la conduise à matérialiser des théâtres où tournent des  poissons de bois ou de métal, en rond si le théâtre est rond, en banc si le théâtre est long, ou en solitaire si le poisson est moins social, ou plus prédateur.
Des anecdotes sculptées, soudées...donc 
Cela ne lui suffit plus, il lui faut maintenant champlever des ectoplasmes géants, fantasmes mystérieux des formes du vivant dans l’inconnu des grandes fosses marines… le tout dans des souches d’arbres dures, tordues, complexes, intrigantes, où un instinct rare lui fait découvrir, au milieu des enchevêtrements racinaires qu’elle sculpte, les glandes, les kistes, les utérus, les intestins, les biroutes, les bourgeons, les cerveaux, les cancers, bref des embrouilles de forces organiques naissantes, existantes et fantasmées qu’elle révèle  de ses ciseaux et ses gouges chirurgicales....